mardi 26 août 2014

Madonna – Erotica (11 octobre 1992)




1992 fut une année intense pour Madonna et ce pour plusieurs raisons. Outre la sortie de la chanson This used to be my playground en juin, c’est cette même année que Madonna crée sa maison de disques Maverick (= esprit libre) Records. Le 11 octobre sort son nouveau single, le très controversé Erotica. 9 jours plus tard l’album du même nom sort également et le lendemain Madonna sort également son livre « Sex » qui explore en photos, ses différents fantasmes.

Premier extrait de l’album du même nom, la chanson Erotica est une version « soft » de la version aux paroles beaucoup plus crues de la chanson « Erotic » : autre version du même titre qui était gravé sur un cd 1 titre donné avec le livre Sex.

Dans cette chanson, Madonna prend la parole sous les traits de la Dominatrice Dita et dit à compagnon qu’elle souhaite lui faire explorer le plaisir et la douleur, prendre le contrôle complet de son corps, le traiter comme un enfant et lui apprendre comment… (sous-entendu faire l’amour pour parler poliment) : des paroles très (trop) sexy qui ne manqueront pas de révolter l’Amérique puritaine qui lui fera payer très cher de vouloir faire sauter à l’aide de ce disque les tabous sexuels qui rongent sa société.

Chose amusante et inhabituelle au sujet de la chanson Erotica : elle commence et se termine par des bruitages qui évoquent l’usure habituelle qui survient sur un disque vinyle après plusieurs écoutes.

Cela n’empêchera pas pour autant le succès de cette chanson qui sera numéro 1 en Italie (ainsi que dans les charts américains spécifiquement dance), n°2 en Norvège et au Japon et n°3 en Angleterre et en Nouvelle Zélande.

Mais MTV ne passera le clip (assez osé) en tout et pour tout que 3 fois, et systématiquement après 22 heures le soir et beaucoup d’émissions de télé et de radio américaines boycotteront non seulement ce titre et les singles suivants extraits du même album mais aussi beaucoup des nombreux autres titres du répertoire de Madonna.

Et ce boycott de Madonna de la part de nombreux médias ne sera pas sans conséquences pour autant puisque l’album Erotica se vendra seulement à 6 millions d’exemplaires dans le monde (soit autant que ses bandes originales de films Who’s that girl et I’m breathless) ce qui est quand même très bon pour n’importe quel artiste, mais il faut reconnaître que c’est tout de même nettement moins que les 15 millions de l’album précédent (Like a prayer) ou encore les 21 millions d’exemplaires vendus de Like a virgin.

Dans la chanson Madonna dit s’appeler Dita en référence à l’actrice allemande Dita Parlo qui avait la réputation de n’avoir que faire de ce que les autres pensaient d’elle. C’était également sous le pseudonyme Dita que Madonna enregistrait ses réservations pour les chambres d’hôtel pour ne pas être reconnue, ni importunée (mais bien sûr, aujourd’hui elle en utilise d’autres mais plus celui-là).

En ce qui me concerne, j’ai le CD Single 3 titres français d’Erotica qui est le 2ème single de ce format à sortir en France sur Madonna (son 1er cd single français au format 12 cm en pochette cartonnée était This used to be my playground : que je n’ai pas). Sur ce cd on trouve 3 versions de la chanson Erotica.

En 1er titre on trouve la version « radio edit » de 4’35 (même si la pochette dit 4’31) dont l’introduction musicale est plus courte que sur la version de l’album. En 2ème titre, il y a la version de l’album qui fait 5’20 (même si la pochette dit 5’12) et en 3ème titre on trouve l’instrumental de la version album qui fait 5’18 (même si la pochette affiche 5’12 encore une fois).

Erotica figurera sur la compilation Greatest Hits Volume 2 (GHV2) de 2001 dans sa version single ainsi que sur le double best-of Celebration (de 2009) dans une version presque identique mais qui est loin de faire l’unanimité puisqu’une erreur de lecture semble se produire dans cette version.

Madonna – This used to be my playground (16 juin 1992)




Enregistré un peu avant le début des séances d’enregistrement d’Erotica le 5ème album de Madonna, This used to be my playground est une jolie ballade pop qui ne figurait à l’origine dans aucun album. Il soutient le film sur le base-ball A League Of Their Own avec Tom Hanks, Geena Davis et Madonna (appelé en France : Une équipe hors du commun) mais il ne figure même pas dans la bande originale de ce film ; Madonna et ses équipes ne souhaitant plus (pour des questions de droits) que des titres de Madonna apparaissent sur des compilations avec des titres d’autres artistes.

Personnellement j’avoue avoir été très surpris de la sortie de cette chanson. Même si ça faisait déjà un an qu’il n’y avait plus eu de sortie de single de Madonna, j’avoue qu’après la compilation et la sortie de Rescue Me, je m’attendais à devoir subir encore 2 bonnes années de sevrage avec qu’elle revienne en force. C’est aussi une grande surprise pour moi quand dans un grand magasin Casino à l’époque, je trouve ce maxi-cd, car même dans la presse c’était le silence radio complet, je n’avais vu aucune promotion pour annoncer la sortie de ce disque. (chose qui aujourd’hui, avec Internet, serait impensable)

Dans ce maxi-cd on trouve donc 3 versions différentes de This used to be my playground. Le 1er titre est la single version de 5’10. En 2ème titre on trouve la version appelée instrumental de 6’54, qui comme son nom l’indique est l’instrumental rallongé sur sa fin de la version longue. Et enfin en 3ème titre on trouve la version longue de cette chanson de 6’03.

Par rapport à la version single, la version longue ajoute ce couplet supplémentaire (entre le 1er couplet et le 2ème) : « live and learn, well the years they flew, and we never knew, we were foolish then, we would never tire, and that little fire, is still alive in me, it will never go away, can't say goodbye to yesterday (can't say goodbye) ».

Si ce titre ne figure pas sur les compilations The Immaculate Collection (car sorti 2 ans après) ; ni sur Celebration (de 2009), il est présent en revanche dans sa version single sur la compilation de ballades “Something To Remember” sortie en novembre 1995 .

Dans le superbe vidéo-clip d’Alek Keshishian, de très belles images à la fois de Madonna et des extraits du film défilent au beau milieu d’un livre dont les pages sont tournées. Si cette idée n’est pas très originale (la même idée avait été utilisée sur le clip de To Be Reborn de Boy George 4 ans plus tôt), ce clip est quand même de toute beauté. Boy George d’ailleurs plutôt furax que cette idée soit reprise aurait écrit dans son autobiographie à ce sujet : « This used to be…. my video ».

Madonna avait déjà travaillé et retravaillera par la suite avec le réalisateur américano-libanais Alek Keshishian à de nombreuses reprises. (Avant ça sur le docu-film In Bed With Madonna – Truth or dare et après ça sur le vidéo-clip de I’ll Remember ou encore plus récemment sur son film W.E.).

La face B des 45 tours et cassette singles sortis à l’époque était la version longue.

Exceptionnellement cette chanson n’est pas sortie en maxi 45 tours aux Etats-Unis mais seulement en 45 tours, cd 3 titres et cassette single.

Même si cette chanson a commencé seulement à la 35ème place des charts américains, elle est remontée très rapidement jusqu’à la 1ère place, battant ainsi le record détenu jusque-là par Whitney Houston, d’artiste ayant cumulé le plus de singles numéro 1 aux Etats-Unis.

Outre les Etats-Unis, cette chanson a aussi été classée numéro 1 des ventes au Canada, en Finlande, en Italie ou encore en Suède.

P.S. BLOG : Je viens de mettre à jour également l’article sur le 1er album de Madonna remasterisé en y intégrant les scans de l’intégralité du livret et du cd de la 1ère version cd de « The first album ».

Madonna – Rescue me (26 février/7 avril 1991)




Deuxième titre inédit extrait de la compilation The Immaculate Collection (de 1990), Rescue Me est un morceau hybride moitié chanté moitié parlé (technique qu’elle ré-utilisera plus tard sur le titre Erotica) où les paragraphes sont parlés mais où les refrains sont chantés.

Sorti aux Etats-Unis le 26 février (avec la pochette que nous connaissons, c'est-à-dire celle plus haut), le titre est sorti plus tard en Angleterre (le 7 avril) car en février, ils ont sorti la version remix de Crazy for You à la place, avec pratiquement cette même pochette, raison pour laquelle la pochette du single de Rescue me en Angleterre était plutôt celle-ci : 





Je ne possède pas ce disque, je le mets juste ici pour que l'on puisse voir la différence.

Sur la face A du 45 tours on trouve une version raccourcie de quelques secondes de Rescue Me appelée 7 inch mix de 4 minutes et 55 secondes (au lieu des 5’31 de la version album). Peu de différences donc sur cette version, si ce n’est qu’après la 2ème interprétation du refrain, une 3ème répétition du refrain qui suivait dans la version album a été supprimée, ainsi que vers la fin du morceau, Madonna dit 2 fois "(I believe, I believe) that you can rescue me" à la suite contrairement à la version album.

En face B des 45 tours américains, français et mondiaux, on trouve la version album de Rescue Me alors qu’en Angleterre on trouve Spotlight (dans sa version de la compilation de remixes You can dance de 1987).

En ce qui me concerne j’ai 2 supports de Rescue me, le 45 tours français et le maxi-cd européen.

Sur ce maxi-cd, il y a 3 remix différents de Rescue Me. En 1er titre la version 7 inch mix du morceau (que je suis très content d’avoir car elle évite les répétitions inutiles de la version album, c’est la version que je préfère et que j’écoute toujours désormais).

En 2ème titre sur ce cd il y a la version longue normale de Rescue me appelée Titanic Vocal et qui dure 8 minutes et 17 secondes. Ce remix bien qu’un peu long est assez inventif et plutôt bon ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais en l’écoutant, c’est la meilleure version longue de cette chanson. Il comprend en outre un sample de Madonna disant « So now what » qui provient de Justify my love.

En 3ème et dernier titre sur ce cd on trouve la version dub de Rescue me intitulée Demanding dub de 5’20 qui est certes plus courte mais qui reprend les parties les moins réussies de la version longue pour les mettre encore plus en avant et en boucle, ce qui rend ce remix un peu plus triste et monotone. On trouve également en boucle sur cette version dub, le sample « Watch out » prononcé par Madonna sur Open your heart.

Il existe bien d’autres remixes officiels de Rescue me qui ne se trouvent pas sur ce disque (le S.O.S. mix, le Liveboat vocal mix ou encore le houseboat vocal mix), on peut les trouver très facilement sur Youtube pour les écouter, mais ils sont nettement moins réussis que le Titanic Vocal.

Et même si on peut trouver que le Titanic Vocal n’est pas extraordinaire, personnellement j’étais déjà soulagé de voir que Rescue me bénéficiait d’une version longue traditionnelle, surtout après les horribles remixes auxquels on avait eu droit pour Justify my love (où aucun remix ne reprenait la musique originale de la chanson).

Ce qui n’a pas empêché ce titre de très bien marcher malgré tout puisqu’il s’est classé numéro 3 en Angleterre et en Irlande et qu’il s’est classé directement à la 15ème place des ventes aux U.S.A. dès sa sortie : une prouesse qui n’avait pas été réalisée depuis « Thriller » de Michael Jackson (qui, lui, était arrivé en 20ème place seulement) 8 ans plus tôt.

Malgré le succès rencontré par ce titre, Madonna ne l'a jamais interprété sur scène.

Ici les scans de mon 45 tours français : 





lundi 25 août 2014

Madonna – Justify my love (6 novembre 1990)




Sorti 3 jours à peine avant The Immaculate Collection le 1er best of officiel de Madonna, Justify my love est le 1er extrait inédit de ce best of (Rescue Me sera plus tard le 2nd).

Lors de la sortie de ce disque, Justify my love était marqué uniquement écrit par Madonna & Lenny Kravitz. Mais Ingrid Chavez a ensuite poursuivi en justice Lenny Kravitz afin de faire reconnaître ses droits de co-compositrice de ce morceau et a gagné son procès. En effet, c’est au même moment où elle participait au film de Prince « Graffiti Bridge » en tant qu’actrice qu’elle est entré en studio avec Lenny Kravitz et André Betts et qu’ils ont ensemble composé la trame de cette chanson pour Madonna.

Justify my love est le 1er titre de Madonna a avoir une trame hip-hop. Sur ce titre, Madonna ne chante que très rarement mais délivre ses paroles dans un style parlé qu’elle ré-utilisera par la suite sur son titre Erotica.

En face B du 45 tours on trouve la version de la compilation The Immaculate Collection (de 1990) de la chanson Express Yourself.

Le vidéo-clip réalisé une fois encore par le réalisateur français Jean-Baptiste Mondino a créé la polémique car il se montre, selon ses détracteurs, dégradant pour l’image de la femme, et parce que l’on y voit des scènes de bondage dont une dominatrix les seins nus. Banni par de nombreuses chaînes de télévision et par MTV en particulier, Madonna a fait alors (ce que Mylène Farmer fera aussi avec le titre Je te rends ton amour lorsqu’il sera également interdit de télévision aux heures de grandes écoutes) c'est-à-dire sortir la vidéo immédiatement dans le commerce.

La vidéo de Justify My Love s’est alors vendue à plusieurs milliers d’exemplaires dès sa sortie au format VHS jusqu’à finir par être certifiée 4 fois vidéo de platine. En 2013 Madonna a déclaré que Justify My Love était son vidéo-clip préféré.

Je ne suis pas très fan de cette chanson qui ressemble plus à du Lenny Kravitz (que je n’aime pas du tout) qu’à du Madonna pour moi, mais je me dois de reconnaître que certaines des paroles sont très belles, dont notamment ces mots sur lesquels se termine le vidéo-clip de la chanson (« Poor is the man, whose pleasures depend on the permission of another » : pauvre est l’homme dont les plaisirs dépendent de la permission d’un autre).

Mis à part le 45 tours dont j’intégrerais le scan très bientôt sur cette page, j’ai un maxi-cd américain de Justify My Love au format digipak qui comprend 4 versions différentes de la chanson + 1 nouveau remix inédit d’Express Yourself.

En 1er titre de ce cd il y a la version normale de Justify My Love (à l’identique de celle qui se trouve sur l’album The Immaculate Collection. En 2ème titre on trouve le remix Orbit 12 inch mix de William Orbit, qui dure 7 minutes et 18 secondes, qui ne garde pas la même musique mais qui reste malgré tout le remix le plus agréable et respectueux de la chanson qui se trouve sur ce disque.

En 3ème titre, le hip-hop mix de 6 minutes 34 secondes est un mix hip-hop comme son nom l’indique que je trouve personnellement insupportable, hier encore j’ai essayé mais je suis incapable de l’écouter jusqu’au bout tellement il m’insupporte.

En 4ème titre heureuseuement il y a le nouveau et pas trop mal bien que très expérimental remix Shep's 'spressin' himself re-remix d’Express Yourself, basé sur la version de The Immaculate Collection, qui dépote un max mais qui est quand même très très bizarre et assez long (9 minutes et 33 secondes).

Et pour finir le disque, on trouve le mix The Beast Within’ Mix de 6 minutes 12 secondes, tout aussi horrible que le hip-hop mix. Là on se croirait dans une casbah au Maroc, bref c’est atroce et j’aime pas du tout. J’ai essayé aussi de l’écouter en entier hier et encore une fois, j’ai pas pu.


Cependant cette dernière version a aussi créée la polémique car certaines paroles ont été interprétées (par certains) comme antisémites. Sur cette version, il n’y a pas non plus la musique originale de Justify My Love et seuls des morceaux du refrain y figurent. Quant au reste il s’agit d’extraits parlés de la Bible : bref rien à voir avec la chanson. Lorsqu’elle l’interprète en concert, Madonna l’appelle même The Beast Within’ (comme une chanson à part entière) et n’en parle même plus comme un simple remix.

Madonna – Vogue (20 mars 1990)




Bien qu’il ne ressemble en rien au contenu de cet album, Vogue est le 1er extrait de l’album I’m Breathless : bande originale du film (produit par les studios Disney) Dick Tracy (où Madonna interprète le rôle de Breathless Mahoney, là où son petit ami de l'époque Warren Beatty interprétait le rôle titre). Si les titres de I’m Breathless ont un style plus jazz des années 30, Vogue est au contraire un morceau techno-dance au style des plus modernes.

Au moment de sortir le 5ème et dernier extrait de l’album Like a prayer au début de l’année 1990 (et suite au relatif échec des ventes du single précédent « Oh Father ») Sire Records et Madonna décidèrent de créer un morceau inédit afin de le mettre en face B du 45 tours prévu qui était alors « Keep it together ».

Mais après avoir fait écouter le titre aux responsables de sa maison de disques, ses dirigeants et Madonna elle-même ont, d’un commun accord réalisé à quel point il serait dommage qu’un titre aussi bon ne soit qu’une face B. Il a donc été décidé que Vogue serait la face A du nouveau 45 tours de Madonna et que le remix de Shep Pettibone de Keep it together en serait, lui, sa face B (bien que des remixes de Keep it Together avaient déjà été réalisés).

Avec ce titre, Madonna a popularisé la danse du Vogueing, qui est une danse à base de gestes saccadés et très précis qui sévissait avec ferveur alors dans les boîtes underground gay new-yorkaises. Et le succès massif (encore une fois) de ce titre ne se fit pas attendre.

Dès sa sortie, Vogue est devenu n° 1 des ventes de singles presque partout dans le monde (Australie, Belgique, Italie, Japon, Nouvelle Zélande, Norvège, Espagne, Suède, Suisse, U.S.A etc.). Ce single s’est écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires à lui seul (les ventes totales aujourd’hui s’élèvent même à 6 millions dans le monde) dû aussi aux très nombreux supports (cd single, cd maxi, vinyle single, vinyle maxi, cassette single, et éditions limitées de maxis (avec ou sans poster inclus) qui ont été sortis sur ce titre. C’est aussi le single le plus vendu au monde de toute l’année 1990.

Dans ce vidéo clip en noir et blanc du réalisateur David Fincher, Madonna tout en voguant, prend la pose et les attitudes de plusieurs des 16 vedettes hollydiennes féminines citées dans le rap qui se trouve en milieu du titre (Greta Garbo, Marilyn Monroe, Marlene Dietrich, Joe DiMaggio, Marlon Brando, Jimmy Dean, Grace Kelly, Jean Harlow, Gene Kelly, Fred Astaire, Ginger Rogers, Rita Hayworth, Lauren Bacall, Katharine Hepburn, Lana Turner et Bette Davis). Le clip émule également le type de photo qui était prise en son temps par le magazine de mode lui aussi appelé Vogue.

Il existe 2 versions différentes de ce vidéo-clip, celui que l’on retrouve sur les best-of dvd de Madonna The Immaculate Collection (de 1990) et Celebration (de 2009) mais également une version longue, qui dure 3 minutes de plus.

J’ai 2 supports cd de cette chanson (sans compter le 45 tours) le maxi-cd officiel qui comprend 2 titres et le cd maxi américain qui en comprend 4.

Dans ce premier cd on trouve la très bonne version longue officielle de Vogue appelée 12 inch version et qui dure 8 minutes et 27 secondes. En 2ème titre sur ce disque, on trouve la version longue de Keep It Together remixée par Shep Pettibone appelée 12 inch remix dont je suis beaucoup moins fan en revanche.

Shep Pettibone d’habitude si doué pour remixer avec talent ses titres (et surtout Express Yourself dont je suis complètement dingue) a réussi à vider l’instrumentation de la chanson Keep It Together composée par Stephen Bray pour la rendre banale, bancale et très ennuyeuse. Je ne me suis jamais autant ennuyé qu’en écoutant ce très long remix de 7 minutes et 49 secondes appelé 12 inch remix. La version courte de 4’31 qui se trouve en face-B du 45 tours de Vogue, est un peu plus digeste car plus courte, mais à peine. Je n’avais pas entendu pareil massacre depuis son mix de Knocked Out pour Paula Abdul la même année.





Dans le 2ème cd de Vogue en ma possession (le cd maxi américain) on trouve fort heureusement la version 45 tours de Vogue, le très dynamique et très réussi cette fois-ci single version de 4’19 qui est ma version préférée de Vogue et celle que j’écoute tout le temps. Je suis super fier de l’avoir en cd car il ne figure (encore une fois) sur aucun album ni compilation officielle de Madonna.

On trouve aussi sur cd disque 3 remix versions longues de Vogue, mais en revanche, j’ai été trop déçu de me rendre compte que (contrairement à la version single sur ce même disque dont la qualité est irréprochable et dont la source ne fait aucun doute), ces 3 remixes en revanche ont clairement été traité à partir d’un disque vinyle (chose qui pourrait s’expliquer pour des titres anciens comme Gambler ou Crazy for you) mais par pour Vogue qui date de 1990. Enfin bref…

Sur ces 3 remixes versions longue donc, on peut distinguer la version longue habituelle de Vogue de 8’27 qui se trouvait également sur le disque précédent mais aussi 2 versions dubs inédites.

La première appelée Bette Davis Dub de 7 minutes 28 qui commence en douceur comme la version qui figure sur The Immaculate Collection et qui se poursuit en mettant particulièrement en avant les parties chantées du refrain et du rap.

Là où le 2ème dub et dernier titre de ce disque appelé Strike-a-pose-dub de 7 minutes et 36 secondes lui, se focalise plus sur la batterie (ce qui nous permet de voir comment la batterie de vogue et ses jolies petites clochettes ont été assemblées car on a là la possibilité de les entendre ici séparément) ainsi que son excellente basse seule, qui est en fait un sample du tube disco « Love is the message » du groupe MFSB. Les 2 versions dubs se complètent bien et sont toutes les 2 assez agréables à écouter.

Toutes les pochettes de disques de Vogue comprennent cette photo : ce qui m’a beaucoup déçu à l’époque car même si la photo d’Alberto Tolot (photographe de stars renommé) est superbe, elle figurait déjà dans les magazines de l’époque depuis le début de la période Express Yourself (soit plus d’un an avant la parution de ce disque).

Pour écouter l’extraordinaire début très punch de la version 45T de Vogue, c’est par ici :

P.S. : Je rajouterais les scans du 45 tours de Vogue lorsque je les aurais scannés, je me suis arrêté hier dans mes scans de vinyles à Live to tell.

Madonna – Into the groove (23 juillet 1985)









Quatrième single extrait de la 2ème version de l’album Like a virgin en Europe, Into the groove est aussi la bande originale du film Recherche Susan Désespérement (Desperately Seeking Susan) de Susan Seidelman. Raz-de-marée et récompenses en rafale pour ce titre dance très efficace de Madonna.

Pour la 1ère fois de sa carrière Madonna est numéro 1 des ventes de 45 tours en Angleterre mais pas seulement. Ce titre très addictif est numéro 1 dans de nombreux pays du monde (en Australie mais aussi en Belgique, Irlande, Italie, Japon, Nouvelle Zélande, Espagne etc.).

Mais la situation de ce titre au Royaume-Uni est des plus singulières car non seulement Madonna était numéro 1 avec ce titre là-bas mais en plus, Holiday était à l’époque également numéro 2 des charts anglais : un record. Madonna est en effet, la 1ère artiste internationale à avoir 2 de ses titres qui squattent à la fois la 1ère et la 2ème place du top des ventes de singles en Angleterre simultanément.

Aux Etats-Unis en revanche, Into the groove n’est pas sorti en single puisque là-bas déjà Material Girl s’était battu avec Like a virgin dans les charts américain et Sire Records America et Madonna n’avaient donc pas souhaité que ce scénario se reproduise et qu’Into the groove puisse faire de l’ombre à Angel qui venait de sortir en 3ème extrait de l’album là-bas, il a été plutôt décidé de faire d’Into the groove, la face-b du maxi 45 tours d’Angel. Ainsi les ventes d’Into the groove n’ont pas pu faire l’objet d’un quelconque classement en Amérique.

Mais le succès de cette chanson était tel dans le monde que même Susan Seidelman qui avait réalisé le film Recherche Susan Désespérement était désespérée de voir qu’on associait plus son film à son nom ni à celui de sa tête d’affiche Rosanna Arquette. Mais lorsque les gens allaient au cinéma, bien sûr, ils allaient voir LE FILM DE MADONNA.

Sire Records voyant bien toutefois l’impact de cette chanson dans le monde, décida alors d’intégrer Into The Groove dans une ré-édition de l’album Like a virgin afin de capitaliser sur les ventes de ce nouveau tube et relancer ainsi la carrière finissante de ce 2ème album.

Dans la biographie de Madonna écrite par Andrew Morton, l’amie de Madonna Erika Belle (que l’on peut voir dans le clip de True Blue) se souvient du jour de l’enregistrement de cette chanson en ces termes : « Steve Bray avait quelques difficultés avec le pont de la chanson qu’il n’arrivait pas à relier avec le reste du morceau. C’est alors que Madonna a pris le micro et inventé sur le moment avec une facilité déconcertante les paroles qui commencent par « Live out your fantasy here with me… » et ça y est, le problème de Bray avec cette partie de la chanson était résolu. Cela semblait si simple et naturel pour Madonna que nous étions tous ébahis.

Le vidéo-clip au montage très habile et original d’Into the groove a été réalisé par Doug Dowdle des Productions Parallax : une société spécialisée dans le montage de vidéos dans les années 80. Ce clip est entièrement composé d’extraits du film Recherche Susan Désespérement, Sire Records ne souhaitant pas ajouter un nouveau vidéo-clip original de Madonna à ce moment-là où MTV en faisait déjà tourner 5 en boucle. Tout comme pour Live to tell ou Who's that girl, les fans devront attendre 2009 pour voir ce vidéo-clip intégré dans une compilation de vidéo-clips officielle de Madonna (Celebration en dvd).

N’ayant aucun CD sur Into the groove, j’ai déterré ici la pochette du 45 tours français de l’époque, que j’ai pu trouver il y a quelques années au magasin Boulinier qui est situé près de la station de métro Saint-Michel à Paris et qui est spécialisé dans les disques d’occasion. J’ai même réussi à avoir 2 exemplaires (tous deux scannés ici) car la pochette n°1 est plus pâle mais la pochette n°2 est plus vive et un petit moins abîmée. Mais bon à 1 euro seulement le single, j'ai pas hésité, et j'ai pris les 2.

En face B du 45 tours, on trouve la version album du titre Shoo-Bee-Doo, écrit par Madonna.

Chose exceptionnelle pour l’époque, aucune version maxi d’Into the groove n’existait alors avant que Shep Pettibone ne remixe le titre en 1987 pour la compilation de remixes You Can Dance, dont une version courte figure sur le best of The Immaculate Collection (de 1990).

A noter également que c’est dans les paroles de Into the groove qu’on trouve les mots « you can dance » qui donnent leur nom à la 1ère compilation de remixes de Madonna, c’est dire l’importance d’Into the groove dans tout le répertoire de Madonna.

Le remix de You can dance de 8’29, quoi qu’un peu folkorique avec tous ses délires samplés est malgré tout plutôt bon, même si je ne suis pas fan de la partie piano rajoutée par Shep Pettibone, que l’on retrouve également (hélas dans la version courte de 4’09 de The Immaculate Collection). Il faudra attendre 2009 (et la sortie de Celebration) pour que la version normale du single d’Into the groove se retrouve sur un best-of officiel de Madonna.

Une version dub de 6’21 a été créée également en 1987 par Shep Pettibone : cette version qui ne figurait pas sur l’album You Can Dance a été rajoutée en bonus dans la version CD de ce même album avec 2 autres versions dub (de Holiday et de Where’s the party). 

P.S. : J'ai passé mon dimanche à scanner tous les ronds de cd et de 45 tours de Madonna (ainsi que les pochettes et les livrets que j'avais pas encore scanné) : il m'en reste encore quelques uns à scanner ce soir et j'ai intégré les ronds de cd sur la plupart de mes articles existants sur ce blog à l'heure actuelle. Mais j'ai pas pu retrouver chez ma soeur les cd maxi de La isla bonita et Who's that girl, je ne sais plus où je les ai mis. J'ai tellement de CD partout que c'est l'horreur, il faudra que je les retrouve afin de scanner les ronds de cd.

J'ai rajouté aussi sur Dress you up et Live to tell, les pochettes des 45 tours en ma possession (France et Portugal).

samedi 23 août 2014

Madonna – Cherish (1er septembre 1989)






3ème single extrait de l’album Like a prayer (après Like a prayer et Express Yourself), Cherish qui est sorti le 1er aout 1989 mais seulement 1 mois plus tard en France et en Angleterre est une bluette pop sucrée plus du style des titres que l’on trouvait dans les albums précédents de Madonna que dans Like a prayer qui traite plutôt de sujets plus lourds, personnels et denses émotionnellement (religion, sex, famille).

Ce qui en fait sans doute le titre le plus léger et insouciant de tout l’album pour ne pas dire de toute sa carrière.

Là encore j’ai 2 supports différents de cette chanson, le premier est le cd single au format 8 cm venu tout droit du Japon où l’on trouve la version single remix (une version très proche de celle de l’album si ce n’est qu’elle dure 4’05 au lieu 5’03.

Chose exceptionnelle pour Madonna, en 2ème titre du 45 tours et de ce mini-cd on trouve une chanson inédite appelée Supernatural. Dans la même veine légère que Cherish, cette chanson à l’origine écrite pendant l’enregistrement de True Blue (tout comme le titre Spotlight que l’on retrouve sur la compilation de remixes You can dance), elle n’avait pas été incluse dans son 3ème album.

Personnellement j’adore la chanson Supernatural et je peux même dire que, pour une fois, je préfère la face B à la face A dans un single de Madonna, ce qui est très rare. Mon seul reproche sur cette chanson c’est qu’elle dure un peu trop longtemps 5’13 c’est un peu trop et personnellement je l’aurais raccourci d’une minute pour la rendre parfaite.

Dans cette chanson, Madonna est tombée amoureuse d’un fantôme, ce qui explique les ooh que l’on entend à certains moments de la chanson et les références aux fantômes dans les paroles (« I can’t see you, I know you’re out there little rascal, stop that ! » : je ne peux pas te voir mais je sais que tu est là petit coquin, arrête ça !) etc. Très léger et aérien comme titre, je l’adore et moi je l’aurais inclus dans l’album.

Sur le beau clip en noir et blanc de Herb Ritts, Madonna nous rejoue le conte de la petite sirène. Un clip léger, insouciant et plutôt simple (surtout en comparaison des moyens hallucinants déployés pour Express Yourself juste avant, qui était, lors de sa création, le vidéo-clip le plus cher de toute l’histoire de la musique (« Thriller » et « Bad » de Michael Jackson compris).

Malgré tout le soin que j’ai apporté à ce single, il s’est quelque peu décollé avec les années, quel dommage, c’est vraiment très fragile ces petits singles japonais, peut-être la raison pour laquelle le Japon a fini par abandonner ce type de support au début des années 2000. Les disques cd de 8 cm sont aussi très peu utilisés depuis un bon moment déjà dans la musique en tout cas.

Mon 2ème cd de Cherish est le maxi-cd européen officiel de l’époque au format cristal jewel box traditionnel des maxi-cd. Ce disque comprend en titres 2 et 3, les 2 titres du cd précédent.




En 1er titre de ce disque on retrouve la version longue officielle de Cherish appelée Extended Version et qui dure 6’16. C’est une bonne version longue traditionnelle qui comprend l’intégralité du single (malgré une introduction plus longue) et des parties de l’instrumental. Cette version est pas mal, même si elle comprend pour moi, un raccord assez malheureux et maladroit vers 1 minute 47 mais rien de bien grave.

Personnellement je ne suis pas trop fan de Cherish mais c’est peut-être aussi dû au fait que j’étais très déçu de la décision de Sire Records de ne pas sortir Express Yourself (ma chanson préférée) en France et de préférer attendre Cherish qui était déjà annoncé pour septembre. 

Bien que beaucoup de critiques musicaux à l’époque pensaient que Cherish aurait tout à fait eu sa place dans True Blue, je ne suis pas d’accord. Pour moi True Blue était un album parfait et Cherish n’aurait pas été à la hauteur de son contenu. Spotlight, écrit à la même période, que j’adore en revanche, oui, il était tout à fait dans l’ambiance de Love makes the world go round qui clôturait l’album.

Pour écouter le super titre inédit Supernatural, c’est par ici :

Et pour écouter la version Extended de Cherish, c’est par là :